A force de vivre dans l'urgence du présent, trop occupé à défendre les habitats naturels en sursis, le naturaliste amateur n'a guerre de temps à consacrer à l'histoire naturelle. Bocaux de formol et taxidermie experte, les collections ressemblent souvent à des tableaux de chasse. Pourtant, le désintérêt pour cette histoire est peut être une erreur. Les positions que nous défendons pourraient trouver une nouvelle cohérence et une meilleure légitimité en s'ancrant dans une trajectoire historique.
La mise à disposition de la connaissance est sûrement une des grandes avancées du réseau mondial. L'internet offre de belles ressources lorsqu'on ne s'y perd pas. En l'occurrence, voici un beau voyage vers le paléolithique sur les traces des espèces qui nous intéressent....
L'Inventaire national du Patrimoine naturel associe scientifiques, collectivités territoriales, naturalistes et associations de protection de la nature en vue d'établir une synthèse sur le patrimoine naturel en France. Les informations mises en ligne aujourd'hui sont doublement vivantes. Elles sont vivantes d'une part parce que ce site est un outil pour la connaissance et la gestion du vivant, et, d'autre part, parce qu'il évolue en fonction des apports de tous les partenaires.
L'apport le plus récent est aussi le plus ancien puisqu'il touche à l'archéozoologie. Les ossements animaux issus des fouilles archéologiques constituent une source d’information riche et originale sur l’histoire de la biodiversité et de son interaction avec les sociétés humaines. Confrontés aux connaissances sur la diversité des populations et des peuplements actuels, ils permettent de préciser les scénarios d’extinction et d’invasions biologiques du passé, notamment en ce qui concerne les temps holocènes, durant lesquels l’influence des facteurs climatiques est passée au second plan derrière celle de l’homme. En outre, ils n’informent pas seulem
ent sur la présence, l’absence ou l’abondance des espèces, mais aussi sur les usages qu’en faisaient les sociétés humaines.
ex: distribution du rat noir à partir des inventaires sur sites archéologiques. Cette espèce se fait très discrète aujourd'hui en Alsace
Attention à l'usage de ces données puisqu'elles proviennent de sites choisis pour une archéologie humaine, sur des restes humains. Certaines extrapolations ne sont pas dépourvues de risques. Mais à l'heure où le G.EP.M.A., par l'atlas régional, évalue la situation des mammifères contemporains, ces données anciennes mises à notre disposition, remettent notre travail en perspective.
Comptage simultané de chauves-souris dans les sites d'hivernage 2010
Mardi, 26 Janvier 2010 20:29
Le comptage simultané hivernal a lieu le week-end du 30/31 janvier 2010. Ces comptages sont d'une très grande importance pour notre association, car ils permettent d'avoir un suivi régulier des colonies d'hivernage. Merci de nous dire si vous avez des difficultés à compter des sites dont vous aviez la charge jusqu'ici. Ainsi, nous pourrions encore avoir la possibilité de trouver des personnes disponibles. Et pour celles et ceux qui souhaitent encore nous accompagner, sachez qu'il y a de quoi faire et que vous êtes les bienvenus dans le monde souterrain... Contactez-nous
Le GCO s'est pris une droite
Vendredi, 22 Janvier 2010 20:58
Le 20 janvier dernier, le Conseil d'Etat s'est penché sur le projet de grand contournement ouest de Strasbourg, dit GCO, une 2X2 voies de 24 kilomètres sensée désengorger la traversée autoroutière de la capitale alsacienne. Le rapporteur public a recommandé aux juges d'annuler la déclaration d'utilité publique obtenue il y a deux ans. Cette nouvelle réjouit d'ors et déjà les nombreux opposants au projet regroupés dans le collectif "GCO non merci" (agriculteurs, association de défense de la nature, élus). Le combat n'est pas gagné, mais le Grand Hamster n'est pas encore KO .....
Dix ans sans Robert Hainard
Dimanche, 17 Janvier 2010 14:12
Le 26 décembre 1999 disparaissait Robert Hainard. Peintre, graveur, sculpteur, écrivain, infatigable, il nous lègue sa philosophie de la nature, une iconographie tout à fait originale et un ouvrage de référence "Mammifères sauvages d'Europe". Pour les naturalistes, il y a un avant et un après Hainard.
Les moyens de surveillance installés aux sorties des terriers de blaireau ont fini par fournir l'information recherchée. Rappelons que ces blaireaux posent problème quant à la stabilité des voies sous lesquelles ils s'abritent. Depuis plusieurs jours, des moyens ont été mis en oeuvre pour trouver une solution durable à ce problème. Bingo, la caméra à infrarouge a enregistré l'activité de trois blaireaux. En voici un extrait lors d'une séquence de jeux.
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Du rififi sous les rails
Mercredi, 16 Décembre 2009 19:07
En mars dernier, Réseau Ferré de France (R.F.F.), établissement chargé de la construction et de l'entretien des lignes, bétonnait en urgence et sans autre forme de procès un terrier de blaireau sous la ligne de train Nord-Sud qui traverse la plaine d'Alsace. Le conducteur d’un train avait détecté un défaut de stabilité en passant à cet endroit à plus de 150 km/h. Les mammifères, terrés au fond du trou, n'ont sûrement pas survécu aux dizaines de tonnes de béton déversées dans les gueules, trois jours seulement après la signalisation du problème. Plusieurs associations naturalistes dont le G.E.P.M.A. ne l'ont pas entendu de cette oreille, même s'il est clair que l'espèce n'est pas en péril et que la sécurité des usagers du rail devait être privilégiée (il y avait risque réel de déraillement.) Le G.E.P.M.A. ne s’est pas associé à d’autres associations qui ont engagé une poursuite judiciaire et porté plainte pour souffrance à animal, mais a transmis un courrier à la direction régionale de Réseau Ferré de France et à la S.N.C.F. pour signaler premièrement notre indignation par rapport à la méthode employée, et surtout, pour essayer d’engager avec eux une discussion sur la procédure à mener si une telle situation avait à se reproduire. Notre association met en avant une action de Médiation Faune Sauvage depuis plusieurs années, dont le but est justement de gérer les problèmes entre les activités humaines et la faune. L'enquête « blaireau » menée par notre association en Alsace permet de connaître un certains nombre de complexes à blaireau susceptibles de poser problème. Le G.E.P.M.A est aussi partenaire d'un projet de recherche avec le CNRS sur la connaissance de l'espèce, de la géométrie 3D des terriers, et sur le développement de technologie permettant le suivi automatisé des déplacements de cet animal dans son environnement. Autant d'éléments qui nous permettent aujourd'hui d'apporter des réponses, même si le sujet est complexe.Le G.E.P.M.A et le CNRS préparent un projet de convention de recherche qui sera soumis prochainement à la S.N.C.F portant sur la prévention et la gestion des cas à problème. Cette dernière voudrait financer cette étude pilote avant d’envisager de mettre en place des procédures adaptées à l’échelle du territoire national. Depuis environ deux semaines, une nouvelle sape sous voie ferrée a été détectée par R.F.F., à Merxheim dans le Haut-Rhin (photo du plus gros terrier sous la voie). Un bétonnage s'impose une nouvelle fois. Cette fois, le G.E.P.M.A a été contacté, et d’après la S.N.C.F, le problème ayant été détecté un peu en amont, le caractère d’urgence est atténué : la voie n’est pas encore déstabilisée, le bétonnage est prévue pour le début janvier. L’affaire a été prise en mains par Yves Handrich, administrateur de l'association et responsable du projet de recherche NAVIMELES pour le CNRS. En urgence, une stratégie a été élaborée, un projet de sauvetage des blaireaux a été imaginé, un contrat de travail a été rédigé, permettant à un spécialiste de surveiller le clan, et de préparer la capture. En plein hiver, les conditions ont été dures pour Julien Lamelin, pluie et nuits de gel pour un campeur à l'affût. D'ailleurs ce ne fut pas un temps à mettre un blaireau dehors. La nature est parfois ingrate. Afin de s'assurer que le clan a pris ses quartiers d'hiver ailleurs que sous le ballast, une ultime vérification sera effectuée à l'aide d'un véhicule miniature (ou un chien spécialisé) et d'une caméra infrarouge téléguidée. Ensuite, les toupies à béton pourront débarquer. Cette nouvelle affaire prouve encore une fois qu'une meilleure connaissance de la faune est un facteur important à une époque où les installations occupent une surface toujours plus grande. Quels refuges restent aux mammifères en plaine d'Alsace ? Là où les espaces naturels disparaissent lentement mais sûrement, les abords des voies ferrées deviennent des espaces boisés attractifs. Le réseau ferré Alsacien, long de plus de 2000km, a sans aucun doute un rôle ambivalent dans nos paysages : en contribuant largement à la fragmentation du paysage, il est un des problèmes majeurs de la biodiversité, mais les talus envahis de végétations constituent peut être, par contraste avec notre milieu naturel si dégradé par l’agriculture intensive en plaine, une trame verte et un milieu refuge pour un grand nombre d'espèces. Il ne s'agit pas de sensiblerie quant au destin funeste de deux ou trois bêtes, bien que la technique employée lors du bétonnage d’urgence de mars nous choque. Non, il s'agit, dans un système perturbé, d'assurer la cohabitation avec le monde animal. Il est illusoire de penser que la destruction des terriers permettra de protéger les lignes définitivement. Les populations de blaireau ont leur propre dynamique qu'il s'agit de connaître et de gérer. Ceci est d'autant plus vrai quand on gère des infrastructures de l'ampleur d'un réseau ferré.
Les associations interviewées à propos du grand hamster
Dimanche, 13 Décembre 2009 19:59
Le grand hamster reste un sujet de polémique avec l'amende de plusieurs millions d'euros que devrait payer la France s'il s'avérait que les mesures de conservation de l'espèce soient insuffisantes. Les associations concernées ont pu s'exprimer lors d'un reportage d'Alsace 20, la chaîne de télévision généraliste qui couvre l'Alsace : Bruno Ulrich, vice-président du G.E.P.M.A., fait le point sur l'espèce. Jean-Paul Burget, président de l'association "Sauvegarde Faune Sauvage" et Maurice Wintz, président d'Alsace Nature, précisent leurs positions respectives, les deux associations n'ayant pas la même vision de l'action à mener. A l'heure où Chantal Jouanno, secrétaire d'État chargée de l'Écologie, vient de reporter sa visite en Alsace, le dossier reste épineux et il n'y a pas vraiment de lueur au bout du terrier.
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La "Médiation Faune Sauvage" à la une du DNA
Mercredi, 09 Décembre 2009 21:26
Le service, fourni conjointement par le GEPMA et la LPO, reste trop méconnu malgré le bon accueil que lui réservent les collectivités. Les relations que nous avons avec les animaux non domestiques ne sont pourtant jamais simples bien souvent en raison de préjugés venus du fond des âges. La majeure partie des appels reçus à la Médiation concernent d'ailleurs les chauves-souris. L'article des Dernières Nouvelles d'Alsace vient, bien à propos, mettre un peu de lumière sur cette action.
L'hivernage des chiroptères constitue une phase sensible de leur cycle dans notre région où les températures hivernales peuvent stagner au dessous de zéro. A cette période, tout dérangement provoque des dépenses énergétiques inhabituelles, réduisant d'autant la probabilité de survie si la saison froide se prolonge. Le GEPMA s'investit donc avec ses partenaires dans la fermeture des sites importants. Il s'agit d'interdire l'accès direct du public tout en permettant aux utilisateurs d'y accéder (propriétaires privés et publics, spéléologues, ....). La technique consiste en la pose de grilles métalliques et d'une porte d'accès. Les grilles sont espacées de manière à laisser le passage à la faune. Bien que rustiques, elles sont souvent coûteuses en raison de l'isolement des sites et des matériaux utilisés. Trois sites majeurs ont ainsi été fermés cette année dans le Haut-Rhin. Ces actions concrètes de protection n’auraient pu avoir lieu sans le concours financier de la Fondation Nature et Découverte, de la Société Française d’Etude et de Protection des Mammifères (SFEPM) et de la DIREN.
Vers une présence durable du castor ?
Mercredi, 30 Septembre 2009 19:41
Si le castor fait parler de lui cette fois, ce n'est plus pour sa présence sur une liste rouge ou bien pour sa forme aplatie sur le macadam alsacien. Non, le célèbre rongeur commence à se tailler une place au soleil le long de la Doller. La preuve, cet article du DNA (Dernières Nouvelles d'Alsace) qui nous montre un agriculteur maniant la pelleteuse pour aménager un barrage consensuel à son nouvel ami. Ah, rêvons un peu en imaginant quelque maïsiculteur semer un peu de luzerne à son copain, le grand Hamster...
Partenariat avec le CNRS pour un projet de recherche sur le blaireau
Partenariat Fonebak
Le GEPMA a développé un partenariat avec Fonebak, entreprise européenne oeuvrant pour la valorisation des téléphones portables inutilisés. Fonebak a mis en place une solution simple pour permettre de déposer les téléphones portables inutilisés, près de chez vous, au profit d'une association partenaire, en l'occurence, pour le GEPMA.